Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"D’près Nâfi`, le Prophète (pbAsl) fit une expédition contre les Banû Al-Mustaliq et les surprit au
moment où ils abreuvaient leurs troupeaux; il tua un certain nombre de combattants et emmena
quelques captifs; ce fut ce jour-là que le Prophète captiva Juwayriya. C’st `Abd-Allah ibn `Umar
qui faisait partie de cette expédition, qui m’transmis ce hadith".
D’près 'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) disait à ceux parmi ses compagnons qu'il envoyait en mission: "Promettez aux gens (la bonne récompense) et ne les dégoûtez pas (de la religion), facilitez-leur et ne leur créez pas de difficultés".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Facilitez aux gens et ne leur créez pas de difficultés; attachez-les (à l'Islam) et ne les en dégoûtez pas".
D’près Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Au Jour de la Résurrection, quand Allah rassemblera les premiers et les derniers, on hissera un drapeau pour marquer chaque traître et on dira: Ceci est la trahison d'untel, fils d'untel".
D'après `Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Au Jour de la Résurrection, on hissera un drapeau pour marquer chaque traître et on dira: Voici la trahison d'untel".
D'après 'Anas (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Au Jour la Résurrection, tout traître sera désigné par un drapeau".
D’près Jâbir (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "La guerre est un stratagème".
D'après `Abd-Allah ibn 'Abî 'Awfâ (qu'Allah soit satisfait de lui),
'Abû An-Nadr rapporte qu'un homme de la tribu de 'Aslam, `Abd-Allah ibn 'Abî 'Awfâ, écrivit à
`Umar ibn `Ubayd-Allah au moment où ce dernier allait partir contre Al-Harûriyya, (une des sectes
des Kharidjites), lui disant: Lors l'une de ses batailles menées contre l’nnemi, l'Envoyé d'Allah
(pbAsl) se leva, lors du déclin du soleil, au milieu des musulmans et leur dit: "O gens, ne
souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et demandez plutôt à Allah la paix; mais, si vous le
rencontrez, montrez de l'endurance et sachez que le Paradis est à l'ombre des sabres". Puis il
ajouta: "O mon Seigneur! Toi qui as révélé le Livre Saint, qui as fait courir les nuages au ciel, qui
as mis les Coalisés en déroute, mets l'ennemi en déroute et apporte-nous la victoire sur eux!"
D’près `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
on trouva une femme tuée dans l'une des batailles du Prophète (pbAsl). L'Envoyé d'Allah (pbAsl) réprouva alors le meurtre des femmes et des enfants.
As-Sa`b ibn Jaththâma (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Le Prophète (pbAsl), interrogé au sujet des femmes et des enfants des polythéistes qui sont tués
(involontairement) dans une attaque nocturne (menée par les musulmans), dit: "Ils font partie
d’ux" (c.-à-d., vous n'avez pas de tort de les avoir tuer involontairement).
D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
le Prophète (pbAsl) fit brûler et couper les palmiers d' Al-Buwayra, une palmeraie appartenant à Banû An-Nadîr. Qutayba et Ibn Rumh ajoutent: «C'est à cette occasion qu'Allah, l'Exalté, révéla
le verset suivant: Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses
racines, c'est avec la permission d'Allah et afin qu'Il couvre ainsi d'ignominie les pervers ».
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: Un des prophètes partit en expédition et dit à son peuple: "Que ne
me suivent pas: celui qui a contracté mariage et ne l'a pas encore consommé et qui désire le
faire; celui qui a construit une maison dont il n'a pas encore élevé le toit et celui ayant acheté des
brebis ou des chamelles pleines, attend qu'elles mettent bas". Puis, il partit et, étant arrivé près
d'un village à l'heure de la prière de `asr, ou tout près de cette heure, il dit au soleil: "Toi, soleil, tu
es ordonné par Allah ainsi que moi. O mon Seigneur! Retiens-le dans sa course, qu'il nous
éclaire". Le soleil fut alors arrêté, jusqu'à ce qu'Allah eut donné la victoire à Son prophète. La
bataille terminée, les hommes rassemblèrent ce qu'ils avaient gagné comme butin et voulurent le sacrifier en le mettant au feu, mais le feu ne le dévora pas, alors le prophète s'écria: "Il y a eu de la fraude parmi vous; qu'un homme de chaque tribu vienne me prêter serment (en lui touchant la
main)!". Or la main d'un homme resta collée à la sienne et le prophète s'écria: "Il y a certains
parmi vous qui ont fraudé le butin; que chaque homme de cette tribu vienne me prêter serment
(en lui touchant la main)!" Or les mains de deux ou de trois hommes restèrent collées à la main
du prophète. - "C'est bien vous qui avez fraudé le butin!", s'écria-t-il. Alors ces hommes lui
apportèrent une tête de bœf en or et la déposèrent part-terre avec le reste du butin et le feu
dévora le tout. L'Envoyé d'Allah ajouta: "Ainsi, la consommation des butins n'a jamais été rendue
licite à aucune nation avant nous; c'est qu'Allah, que soient exaltées Sa toute puissance et Sa grandeur, a vu notre faiblesse et notre débilité".
D’près Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) envoya dans la direction du Nedjd un détachement dont je fis partie.
Cette troupe ayant capturé de nombreux chameaux, la part de chaque homme s'éleva à onze ou douze chameaux; et, (à titre de gratification) hors part, chacun reçut encore un chameau.
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Le Prophète (pbAsl) nous a accordé des gratifications particulières, outre le cinquième, notre part du butin. Quant à moi, j'ai eu une vieille chamelle".
'Abû Qatâda (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'année de Hunayn, nous partîmes avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Au moment de la rencontre
avec l'ennemi, il y eut du désordre parmi les musulmans. Je vis alors un des polythéistes qui allait tuer un musulman. Je me détournai vers lui et, m'approchant par derrière, lui déchargeai un coup
de sabre sur l'artère de l'épaule. Cet homme se retourna alors contre moi, me serra dans ses
bras au point que je me crus perdu. Mais ce fut lui qui tomba mort et alors, il me lâcha. Comme je
rejoignis `Umar ibn Al-Khattâb, il me dit: "Qu'ont donc les hommes?". - "C'est l'ordre d'Allah", lui
répondis-je. Les musulmans revinrent et le Prophète (pbAsl) s'assit et dit: "Que celui qui a tué un ennemi et qui peut en fournir la preuve, s'empare de ses dépouilles". Je me demandai vainement
qui pourrait fournir une preuve en ce qui me concernait et m'assis. Le Prophète répéta ce qu'il
avait déjà dit une première, puis une seconde fois. A chaque fois, je me levai et je me demandai
qui pourrait témoigner en ma faveur et comme ce fut en vain, je m'assis. A la troisième fois, le Prophète (pbAsl) me dit: "Qu'as-tu donc, ô 'Abû Qatâda?". Je lui racontai mon aventure. - "Il dit
vrai, déclara un homme, les dépouilles du mort sont chez moi, donne-lui-en la valeur pour que je
les garde". - "Non, par Dieu! Il n'en sera pas ainsi, s'écria 'Abû Bakr, le Prophète n'ira pas délibérément faire tort à un des lions d'Allah qui combattent dans le sentier d'Allah et Son
prophète et te donner les dépouilles conquises par lui!". - "Tu as raison", répondit le Prophète et,
s'adressant à l'homme, il lui enjoignit de me remettre les dépouilles. L'homme me les donna et,
avec leur prix, j'achetai un jardin chez les Banû Salima. Ce fut le premier bien que j'acquis depuis mon entrée en Islam.
Abd-Ar-Rahman ibn `Awf (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Etant dans le rang le jour de Badr, et regardant à ma droite et à ma gauche, je m'aperçus que j'avais à mes côtés deux 'Ansâr, encore tout jeunes. Je souhaitai me trouver entre des voisins
plus solides au combat; mais l'un d'eux, en me faisant signe de l'œ, me dit: "Mon oncle, est-ce que il
tu connais 'Abû Jahl?". - "Oui, fils de mon frère, lui répondis-je, et que lui veux-tu?". - "On m'a dit,
reprit-il, qu'il avait injurié l'Envoyé d'Allah; par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, si je le vois, mon ombre ne quittera la sienne jusqu'à ce que je le tue ou que lui me tue". Je m'étonnai
fort de ce langage, lorsque mon autre voisin me fit signe de l'œet me tint les mêmes propos, je ne il
tardai pas à apercevoir 'Abû Jahl qui tournoyait dans la mêlée. - "Eh bien!, dis-je aux jeunes
hommes, voilà votre homme, celui que vous cherchez". Ils volèrent vers lui et le sabrèrent à mort.
Puis, ils se rendirent auprès du Prophète et l'informèrent de leur exploit. - "Lequel de vous l'a
tué?", leur demanda-t-il. - "C'est moi!", répondirent-ils tous deux. - "Avez-vous essuyé vos
sabres?", reprit-il. Ils dirent que non. Alors il regarda leurs sabres et leur dit: "Vous l'avez tué,
tous les deux; mais ses dépouilles appartiennent à Mu`âdh ibn `Amr ibn Al-Jamûh". En effet, les
deux hommes étaient Mu`âdh ibn `Amr ibn Al-Jamûh et Mu`âdh ibn `Afrâ'. (le sabre de Mu`âdh
ibn `Amr ibn Al-Jamûh portait des traces du contenu de l'abdomen, attestant que c'était lui qui avait achevé le meurtre tandis que l'autre n'avait fait que blesser 'Abû Jahl).
D'après Salama ibn Al-'Akwa` (qu'Allah soit satisfait de lui):
C'était pendant notre expédition des territoires de Hawâzin avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl) que
l'incident suivant se produisit: Un homme en selle d'un chameau roux arriva alors que nous déjeunions avec le Prophète. Il fit baraquer la bête, tint l'une de ses brides et le fit attacher
quelque part pour aller manger avec les fidèles. Pendant le repas, il ne cessa de regarder ici et là
(pour sonder la force de notre armée). Or, nos points faibles furent dans le dos de l'armée; et
également dans le fait que certains d'entre nous étaient sans montures. L'homme s'en alla après un instant en courant. Il relâcha son chameau, le fit accroupir pour monter dessus, puis le releva et partit. Ainsi, l'un des fidèles monta-t-il une chamelle de couleur grisâtre et le suivit. - "Je courus
à sa poursuite, raconte Salama, et j'arrivai d'abord à la cuisse du chameau (de cet espion) puis aux brides dont je saisis une corde. Je fis baraquer le chameau et, dès qu'il mit bas les genoux,
je dégainai mon sabre et frappai la tête de l'homme qui, sur-le-champ, tomba. Je ramenai à notre
camp le chameau de l'espion ainsi que les vivres et armes dessus. L'Envoyé d'Allah (pbAsl) et les autres me reçurent. - "Qui a tué l'homme?", demanda le Prophète. - "C'est Ibn Al-'Akwa` ", répondit-on. Et le Prophète de dire: "Toutes les dépouilles lui appartiennent".
Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Allah accorda à Son Envoyé les biens des Banû An-Nadîr en butin. Comme les musulmans
n'avaient eu à employer pour cette conquête ni chevaux ni chameaux, ces biens devinrent la
propriété particulière de l'Envoyé d'Allah (pbAsl). Il prélevait donc sur ce butin ce qui était
nécessaire à l'entretien des siens pendant une année et ce qui restait, il le dépensait pour les armes et les montures destinées pour combattre dans le sentier d'Allah.
D’près `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
à la mort du Prophète (pbAsl), ses femmes voulaient envoyer `Uthmân ibn `Affân réclamer à 'Abû
Bakr leur part dans l'héritage laissé par le Prophète (pbAsl). - "Le Prophète, leur fit observer
`A'icha, n'a-t-il donc pas dit: On n'hérite pas de nous; ce que nous laissons doit être dépensé en aumône".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Que mes héritiers ne partagent même pas un dinar de ma
succession. Ce que je laisserai, après prélèvement de l'entretien de mes femmes (car elles ne
devraient pas se remarier jusqu'à leur mort) et de l'indemnité de mon domestique, devra être dépensé en charité".
D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) assigna au cavalier deux parts du butin et au fantassin une seule part.
D’près 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) envoya une cavalerie du côté du Nedjd. Elle ramena un homme des Banû
Hanîfa, nommé Thumâma ibn `Uthâl, chef d'Al-Yamâma. On l'attacha à l'un des piliers de la
mosquée. Le Prophète (pbAsl) alla le trouver et lui dit: "Que penses-tu maintenant ô Thumâma?". - "Tout ce qui est bien, ô Muhammad, répondit-il, si tu me tues, tu auras fait périr un homme dont
le sang sera vengé; si tu me fais grâce, tu auras fait grâce à un homme reconnaissant et si tu
veux de l'argent, tu obtiendras ce que tu voudras". Le Prophète (pbAsl) le laissa et, le lendemain,
il revint lui dire: "Que penses-tu maintenant, ô Thumâma?". - "Ce que je t'ai déjà dit", répondit-il;
et il lui répéta ce qu'il lui a dit la veille. Le Prophète (pbAsl) le laissa de nouveau et, le lendemain,
il revint et lui répéta: "Que penses-tu maintenant, ô Thumâma?". - "Ce que je t'ai déjà dit",
répondit-il. - "Qu'on mette Thumâma en liberté!", s'écria le Prophète (pbAsl). Il (Thumâma) se
rendit aussitôt à un enclos de dattiers voisin de la mosquée, se lava et revint à la mosquée où il
prononça ces mots: "J'atteste qu'il n'y a d'autre divinité qu'Allah et j'atteste que Muhammad est le
serviteur d'Allah et Son Envoyé. Par Dieu, ô Muhammad, jusqu'ici aucun visage d'homme sur
terre ne m'était plus odieux que le tien, mais maintenant ton visage est celui de tous que j'aime le
mieux. Par Dieu, aucune religion ne m'était plus odieuse que ta religion et maintenant ta religion
est celle que j’ime le plus. Par Dieu, aucune ville ne m'était plus odieuse que ta ville et
maintenant nulle ville ne me plaît autant que la tienne. Tes cavaliers m'ont pris au moment où je
voulais faire la `Umra, que penses-tu que je devrai faire?". Le Prophète (pbAsl) le félicita et lui
enjoignit de faire la `Umra. Quand il arriva à La Mecque, quelqu'un lui dit: "Tu as changé ta
religion?". - "J'ai embrassé l'Islam avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl), répondit-il; et maintenant,
jamais, non jamais, par Dieu, vous ne recevrez un grain de froment d' Al-Yamâma, sans que le Prophète (pbAsl) en ait donné l'autorisation".
'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Un jour que nous étions à la mosquée, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) sortit de chez lui et dit: "Allons
chez des juifs". Nous nous mîmes en route avec le Prophète et quand nous arrivâmes chez les
juifs, le Prophète (pbAsl) les interpella en ces termes: "O troupe de juifs! Embrassez l'Islam et
vous trouverez le salut". - "O 'Abû Al-Qâsim, tu as rempli ta mission", répondirent-ils. - "C'est là ce
que je désire (qu'ils admettent que le Prophète a rempli sa mission), reprit l'Envoyé d'Allah
(pbAsl); embrassez l'Islam et vous trouverez le salut". - "Tu as rempli ta mission, ô 'Abû Al-Qâsim
", répétèrent les juifs. - "C'est là ce que je désire", dit de nouveau l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et il
répéta une troisième fois ce qu'il avait dit et ajouta: "Sachez que la terre n'appartient qu'à Allah et à Son envoyé et que je veux vous expulser du territoire que vous occupez. Que celui de vous qui
possède quelque bien le vende. Sinon sachez bien que la terre n'appartient qu'à Allah et à Son envoyé".
Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Les juifs des Banû An-Nadîr et des Banû Qurayza ayant attaqué le Prophète (pbAsl), celui-ci
expulsa les Banû An-Nadîr, mais maintint les Banû Qurayza par mesure de faveur jusqu'au jour
où, ceux-ci l'ayant de nouveau attaqué, il mit alors à mort leurs hommes et partagea leurs
enfants, leurs femmes et leurs biens entre les musulmans. Toutefois quelques gens des Banû
Qurayza se rallièrent au Prophète (pbAsl) qui leur accorda la sécurité et ils se convertirent à
l'Islam. Le Prophète expulsa de Médine tous les juifs: ceux de la tribu des Banû Qaynuqâ`, ceux de la tribu des Banû Hâritha et tous les juifs de Médine.
'Abû Sa`îd Al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Les Banû Qurayza mirent leur sort à la sentence de Sa`d ibn Mu`âdh. L'Envoyé d'Allah (pbAsl)
envoya chercher ce dernier. Sa`d arriva, porté sur un âne. Lorsqu'il approcha de la mosquée,
l'Envoyé d'Allah dit aux 'Ansâr: "Levez-vous devant votre maître (ou selon une variante: le
meilleur d'entre vous)!", puis il dit à Sa`d: "Ces gens se remirent à ta sentence". - "Eh bien! Moi, je décide, répondit Sa`d, que les combattants d'entre eux soient mis à mort et que leurs femmes et leurs enfants soient captivés". - "Tu as rendu à leur encontre, dit alors le Prophète (pbAsl), la
sentence même d'Allah (ou selon une variante: du Roi des cieux)". Peut-être Ibn Al-Muthannâ a- t-il dit: "Tu as rendu à leur encontre la sentence même du Roi".
D’près `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
Le jour du Fossé, un Qoraychite nommé Ibn Al-`Ariqa blessa Sa`d à la veine médiane du bras. Le
Prophète (pbAsl) dressa pour Sa`d une tente dans la mosquée afin de n'avoir pas à aller loin
pour le visiter. Quand le Prophète (pbAsl) revint de la bataille, il déposa son arme et commença à
se laver; et alors qu’nettoyait sa tête de poussière, Gabriel lui apparut et lui dit: "Tu as déposé il
l'arme, mais par Dieu, nous ne l'avons pas posée. Sors; combats-les (les ennemis de l'Islam)". - "Où sont-ils?", demanda alors le Prophète. Gabriel lui indiqua alors les Banû Qurayza. L'Envoyé
d'Allah (pbAsl) les combattit jusqu’ce qu’s se remirent leur sort à la sentence de l'Envoyé
à il
d'Allah; qui remit leur sort à la sentence de Sa`d. Celui-ci dit alors: "Eh bien! Je décide que leurs combattants soient mis à mort et que leurs femmes et enfants soient captivés".
D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
le jour où il a vaincu les Coalisés, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) nous dit: "Qu'aucun de vous ne fasse
la prière de zhuhr (de midi) avant qu'on ne soit chez les Banû Qurayza". Comme les hommes
craignirent de rater la prière, quelques-uns prièrent avant d’tteindre les Banû Qurayza. Quant
aux autres, ils dirent: "Nous ne ferons la prière que là où l'Envoyé d'Allah (pbAsl) nous a ordonné de la faire même si le moment serait passé". L'Envoyé d'Allah ne fit cependant pas de reproches ni aux uns ni aux autres.
'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand les Muhâjirûn, venus de La Mecque, arrivèrent à Médine, ils ne possédaient rien, tandis
que les 'Ansâr avaient des terres et des palmerais. Chaque année, les 'Ansâr partagèrent chaque
année avec eux la moitié des fruits de leurs biens, comme salaire de leur travail. La mère de
'Anas ibn Mâlik, surnommée 'Umm Sulaym, était également la mère de `Abd-Allah ibn 'Abî Talha,
celui-ci et 'Anas étaient donc des frères utérins. La mère de 'Anas ayant donné les fruits d’n
palmier à l'Envoyé d'Allah (pbAsl), celui-ci les donna à son tour à son affranchie, 'Umm 'Ayman,
la mère de 'Usâma ibn Zayd. D'après Ibn Chihâb, 'Anas ibn Mâlik m’raconté que le Prophète
(pbAsl), après avoir terminé le combat mené contre les gens de Khaybar, rentra à Médine. Alors les Muhâjirûn rendirent aux Ansâr leur dons et le Prophète (pbAsl) rendit à la mère de 'Anas les fruits de son palmier qu'elle lui avait donnés. Enfin l'Envoyé d'Allah donna à 'Umm 'Ayman, à la place (des fruits) de ces palmiers, des fruits de son propre clos (de Médine).
D'après `Abd-Allah ibn Mughaffal (qu'Allah soit satisfait de lui),
Le jour de Khaybar, je trouvai une outre pleine de graisse, je me dis alors: "Aujourd’ui, je n'en h
donnerai à personne". A ce moment, je vis l'Envoyé d'Allah (pbAsl) près de moi souriant.
'Abû Sufyân (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Durant la période de trêve que j'ai (encore polythéiste) conclue avec l'Envoyé d'Allah, je partis en voyage. J'étais alors en Syrie, lorsqu'on apporta une lettre adressée de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) à Héraclius. Dihya Al-Kalbî avait été chargé de la remettre au gouverneur de Bossra, qui à son tour devait la remettre à Héraclius. Héraclius demanda alors: "Y a-t-il quelqu'un qui soit proche de cet
homme présumant être un Prophète?". On lui répondit que oui. Sur ce, on me manda avec
quelques-uns des Qoraychites. Nous entrâmes chez Héraclius et il nous fit asseoir devant lui en disant: "Lequel d'entre vous est le plus proche de cet homme qui prétend être un Prophète?".
'Abû Sufyân répondit: "C'est moi". On me fit alors asseoir devant lui et mes compagnons derrière moi. Puis il manda son interprète et lui dit: "Dis-leur que je vais interroger cet homme au sujet de
celui qui prétend être un Prophète, si cet homme ment, ses compagnons doivent relever ses
mensonges". 'Abû Sufyân dit (tout bas): "Par Dieu! Si je ne craignais pas d'être qualifié de
menteur, j'aurais forgé des mensonges au sujet du Prophète". Il (Héraclius) demanda à son
interprète: "Interroge-le: Quel rang occupe sa famille (du Prophète) parmi vous?". Je répondis:
"Elle jouit d'une grande considération". Puis il dit: "L'un de ses ancêtres, était-il un roi?". - "Non",
répondis-je. - "Le traitez-vous de menteur avant qu'il ait tenu de tels propos?". - "Non". - "Ceux qui le suivent, sont-ils des honorables ou des humbles?". - lui q"Ils sont plutôt des humbles". -
"Leur nombre s'accroît-il ou bien diminue?". - "Il s'accroît". - "Quelqu'un de ceux qui ont embrassé
sa religion, l'a-t-il ensuite abandonnée en la répugnant?". - "Non, aucun". - "L'avez-vous
combattu?". - "Oui". - "Quel a été le résultat de cette guerre entre vous et lui?". - "La guerre entre
nous a eu des alternatives: tantôt il l'emporta et tantôt nous l'emportions". - "Trahit-il ses
engagements?". - "Non, mais nous sommes en trêve avec lui et nous ignorons ce qu'il peut y
faire". Le transmetteur ajoute: Par Dieu, je n'ai pas pu insinuer un mot autre de ce que je viens de
dire. Il (Héraclius) poursuivit: "Y a-t-il quelqu'un autre que lui a déjà tenu de tels propos?". -
"Non". - "Eh bien! Je t'ai demandé au sujet du rang de sa famille et tu as répondu qu'elle jouit
d'une grande considération, ainsi sont les familles de tous les prophètes qui l'ont devancé. Je t'ai demandé si quelqu'un de ses ancêtres était un roi et tu as présumé que non. Je me suis dit alors:
si l'un de ses ancêtres avait régné, il aurait cherché le trône de ses ancêtres. Je t'ai ensuite
questionné au sujet de ceux qui le suivent, tu as répondu qu'ils sont les humbles et en réalité, ils
sont eux qui suivent toujours les prophètes. Je t'ai également demandé si vous le traitiez de
menteur avant qu'il ne tienne de tels discours, tu as prétendu que non et j'ai constaté que celui
qui s’bstient de mentir aux hommes, tient forcément à ne pas mentir sur Allah. Et lorsque je t'ai
demandé si quelqu'un après avoir embrassé sa religion l'abandonna et la répugna, tu as répondu
que non, ainsi est la foi quand elle pénètre les cœrs. Je t'ai aussi demandé si le nombre de ses
adeptes augmente ou diminue, tu as répondu qu'il augmente, ainsi est la foi qui s'accroît jusqu'à
ce qu'elle devienne parfaite. Je t'ai également demandé si vous avez mené la guerre contre lui, tu
as répondu que vous l'avez combattu et que la guerre a eu des alternatives entre vous, tel est le
cas de tous les Envoyés qui sont mis à l’preuve mais qui, à la fin triomphent. Je t'ai demandé s'il é
trahit ses engagements et tu as répondu qu'il ne les trahit point, tel est le cas des Envoyés, ils
tiennent à leurs engagements. Enfin, je t'ai demandé si quelqu'un avant lui a tenu de tels
discours, tu as répondu que non et je me suis dit: si quelqu'un avant lui avait tenu les mêmes
propos, donc il ne fait qu'imiter ses prédécesseurs". Il (Héraclius) ajouta: "Que vous ordonne-t-il donc?". - "Il nous ordonne de faire la prière (Salâ), de verser l'aumône légale (Az-Zakâ), de tenir
les liens de parenté et d'être chastes". - "Si ce que tu viens de dire est vrai, il doit être un
prophète. De ma part, je savais qu'un prophète apparaîtrait, mais je ne savais pas qu'il serait des vôtres. Et si je pouvais me rendre chez lui, j'aurais bien aimé sa rencontre. Enfin, si j'étais auprès
de lui, j'aurais lavé ses pieds (par révérence) et il aurait dominé même la place où je mets mes pieds". Puis il ordonna qu'on lui apporte la lettre de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et il la lut: "Au nom
d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, l'Envoyé d'Allah à
Héraclius le chef des Romains. Salut à quiconque suit la bonne voie. Ensuite, je t'appelle à
l'islam. Convertis-toi à l'islam, tu trouveras le salut et Allah te donnera une double récompense,
mais si tu te détournes (de l'islam), tu seras chargé des péchés de ceux qui, de ton peuple, te
suivront: O gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous: que nous n'adorions
qu'Allah, sans rien Lui associer et que nous ne prenions point les uns les autres pour seigneurs
en dehors d'Allah. Puis s'ils détournent le dos, dites: 'Soyez témoins que nous, nous sommes soumis. Le transmetteur (lui-même 'Abû Sufyân) ajoute: Lorsque Héraclius finit la lecture de la
lettre, des voix s'élevèrent et un grand tumulte se produit dans son entourage et on nous fit sortir.
Je dis alors à mes compagnons quand nous fûmes dehors: "L'affaire d'Ibn 'Abû Kabcha
(désignant ironiquement le Prophète) a pris de l'importance puisque le roi des Banû Al-'Asfar (les
Romains) le redoute". Et je ne cessai d'être convaincu que l'affaire de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) aille l'emporter jusqu'à ce qu'Allah me fit embrasser l'Islam.
D'après Al-Barâ' (qu'Allah soit satisfait de lui),
un homme vint lui demander: "Est-ce que vous avez pris la fuite, au jour de Hunayn, ô 'Abû
`Umâra?". - "Non, par Dieu, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) n'a pas pris la fuite, mais il était arrivé que
les plus jeunes et les plus pressés d'entre ses Compagnons étaient sortis sans cuirasses et sans
armes; ou bien ils étaient équipés à la légère. Ils allèrent du côté des archers habiles, gens des
Hawâzin et des Banû Nasr, qui tiraient presque toujours juste. Ces gens leur envoyèrent une
décharge de flèches qui ne pouvaient guère manquer le but. Alors les musulmans se portèrent au
Prophète (pbAsl) qui chevauchait sa mule blanche, alors que 'Abû Sufyân ibn Al-Hârith ibn `Abd
Al-Muttalib en tenait la bride. Le Prophète (pbAsl) descendit de sa monture, invoqua l'aide divine, puis il dit: "C'est moi le Prophète, sans mensonge; c'est moi le fils de `Abd Al-Muttalib "; puis il mit les musulmans en rangs.
D'après `Abd-Allah ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait des deux),
le Prophète (pbAsl) avait mis le siège devant At-Tâ'if sans obtenir le moindre résultat. Le
Prophète (pbAsl) dit alors: "Nous allons, si Allah veut, retourner (à Médine)". Les fidèles étaient
peinés de cette résolution: "Comment, s'écrièrent-ils, nous partons sans prendre la ville!". Le
Prophète (pbAsl) ordonna alors: "Attaquons donc la ville demain matin". L'attaque eut lieu et il y
eut de nombreux blessés. - "Demain, si Allah veut, dit le Prophète, nous retournerons (à
Médine)". Et comme les fidèles témoignèrent leur contentement, le Prophète (pbAsl) se mit à rire.
Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Quand le Prophète entra à La Mecque, - Ibn 'Abû `Umar ajouta: le jour de la Conquête -, il y avait autour de la Ka`ba trois cent soixante idoles. Du bout d'une baguette qu'il tenait à la main, il piqua chaque idole en disant: La Vérité (l'islam) est venue et l'Erreur a disparu. Car l'erreur est destinée à disparaître. La Vérité (l'islam) est venue. Et le Faux (la mécréance) ne peut rien commencer ni renouveler.
D’près Al-Barâ' ibn `Azib (qu'Allah soit satisfait de lui),
lorsque le Prophète (pbAsl) conclut avec les polythéistes la trêve d'Al-Hudaybiya, `Alî ibn 'Abî
Tâlib se mit à consigner par écrit les conditions de l'arrangement; et il écrivit: "Voici à quoi
souscrit Muhammad, l’nvoyé d'Allah". - "Nous n'acceptons pas cette rédaction, déclarent les
infidèles, car si nous savions que tu es bien l'Envoyé d'Allah, nous ne t'aurions pas combattu". -
"Efface-le", dit le Prophète à `Alî. - "Par Dieu! répondit ce dernier, je ne l'effacerai jamais". Le
Prophète (pbAsl) effaça alors de sa propre main les mots contestés. Une des conditions inscrites
fut que les musulmans entrent à La Mecque pourvu qu'ils la quittent après trois jours et qu'ils ne
portent en entrant aucune arme sauf les Julubbân. Comme je demandai à 'Abû 'Ishâq ce que signifie le mot Julubbân, il me répondit: "Il s'agit du fourreau et de son contenu".
D'après Sahl ibn Hunayf (qu'Allah soit satisfait de lui),
'Abû Wâ'il a rapporté: Le jour de Siffîn; Sahl ibn Hunayf se leva et dit: "O musulmans! Défiez-vous
de vos opinions personnelles. Nous autres, nous étions auprès du Prophète (pbAsl) le jour de la
trêve d'Al-Hudaybiya conclue entre le Prophète et les infidèles et, si nous avions voulu les
combattre, certes nous l'aurions fait!". En fait, `Umar ibn Al-Khattâb vint vers le Prophète (pbAsl)
lui dire: "O Envoyé d'Allah! Ne sommes-nous donc pas dans la Vérité et eux dans l'Erreur?". - "Si"
- "Les morts parmi nos combattants, n'iront-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer?". - "Si". - "Pourquoi donc concéderions-nous l'humiliation dans notre religion? Reviendrons-nous sans
qu'encore Allah ait tranché, entre eux et nous?". - "O Ibn Al-Khattâb, lui répondit le Prophète, je suis l'Envoyé d'Allah; et le Seigneur ne me mènera jamais à la perdition". Là-dessus, `Umar, ne
pouvant se contenir, se rendit chez 'Abû Bakr et lui dit alors: "O 'Abû Bakr! Ne sommes-nous
donc pas dans la Vérité et eux dans l'Erreur?". - "Si" - "Les morts parmi nos combattants n'iront- ils pas au Paradis et les leurs en Enfer?". - "Si" - "Pourquoi donc concéderions-nous l'humiliation dans notre religion? Reviendrons-nous sans qu'encore Allah ait tranché entre eux et nous?". - "O Ibn Al-Khattâb, c'est lui, l'Envoyé d'Allah; et le Seigneur ne le mènera jamais à la perdition". C'est
alors que fut révélée la sourate Al-Fath (la victoire éclatante); l'Envoyé d'Allah envoya chercher `Umar et la lui récita entièrement. - "Est-ce donc la victoire O Envoyé d'Allah?", lui demanda-t-il; et l'Envoyé d'Allah répondit: "Oui", `Umar s'en alla alors, réjoui.
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
comme les Compagnons du Prophète étaient extrêmement chagrinés du retour d' Al-Hudaybiya et alors que le Prophète y avait fait immoler les bêtes du sacrifice, ces versets furent révélés: En
vérité Nous t'avons accordé une victoire éclatante... Jusqu'à ...un énorme succès. Le Prophète dit alors à ses Compagnons: "Il m'a été révélé un verset qui m'est plus cher que ce monde et tout ce
qu’comporte". il
D’près Sahl ibn Sa`d (qu'Allah soit satisfait de lui),
comme on l'interrogea sur la blessure dont fut atteint le Prophète (pbAsl), à la bataille de 'Uhud, il
répondit: "L'Envoyé d'Allah (pbAsl) fut blessé au visage; il eut une dent incisive brisée, et son casque fracassé sur sa tête. Fâtima, la fille de l'Envoyé d'Allah lavait le sang de sa blessure,
tandis que `Alî ibn 'Abî Tâlib lui versait l'eau se trouvant dans le creux de son bouclier. Lorsque Fâtima vit que l'eau ne fait qu'augmenter le flot de sang, elle prit une natte, la brûla et, lorsque celle-ci fut calcinée, elle l'appliqua sur la blessure et alors le sang s'arrêta de couler".
`Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Il me semble encore voir l'Envoyé d'Allah (pbAsl), parlant de l'un des prophètes ayant été frappé
par son peuple et qui essuyait le sang coulant sur son visage en disant: "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas".
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Vive est la colère d'Allah contre des gens qui ont ainsi traité Son Prophète". Et, ce disant, il montrait sa canine (brisée). Le Prophète (pbAsl) ajouta: "Vive est la colère d'Allah contre un homme que l'Envoyé d'Allah a tué dans la guerre sainte".
D'après Ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) faisait la prière auprès de la Maison Sacrée, alors que 'Abû Jahl et ses
compagnons étaient assis non loin de lui. Comme on venait d'égorger un chameau la veille, 'Abû Jahl dit: "Lequel d'entre vous pourra apporter le placenta de la chamelle des Banû tel et le mettra
sur le dos de Muhammad, quand il se prosternera?". Le plus malheureux d'entre eux se leva et
apporta le placenta, puis il attendit que le Prophète (pbAsl) se prosternât et le mit sur son dos
entre ses épaules. Ils éclatèrent de rire en se penchant les uns vers les autres. Quant à moi,
ajouta le transmetteur, quoique j'aie assisté à cette scène, je n'ai pas pu agir; or si j'avais quelque force, j'aurai ôté ce placenta loin des épaules du Prophète (pbAsl). Le Prophète (pbAsl) demeura
alors prosterné, alors qu’n homme alla prévenir Fâtima, encore très jeune, qui ne tarda pas à
venir. Elle prit le placenta, le jeta loin de son père et se tournant vers les Qoraychites, elle les
invectiva. Ayant terminé sa prière, le Prophète (pbAsl) leva sa voix en appelant les malédictions sur les Qoraychites. Quand il maudissait les impies, le Prophète avait l'habitude de le faire trois
fois et quand il invoquait Allah, il le faisait à trois reprises aussi; et c'était ainsi qu'il le fit ce jour-là:
"Grand Dieu! C'est à Toi de ruiner les Qoraychites". Quand ils entendirent sa voix, les
Qoraychites cessèrent de rire redoutant l'exaucement de son invocation. Le Prophète, quant à lui,
poursuivit: "Grand Dieu! Tire vengeance de 'Abû Jahl ibn Hichâm, de `Utba ibn Rabî`a, de
Chayba ibn Rabî`a, d'Al-Walîd ibn `Uqba, de 'Umayya ibn Khalaf, et de `Uqba ibn 'Abî Mu`ayt".
Le transmetteur ajoute qu'il a mentionné un septième mais qu'il n'a pas retenu son nom et
poursuit: "Par Celui qui, par la Vérité, a envoyé Muhammad (pbAsl) j'ai vu tous ces gens-là morts le jour de la bataille de Badr et on les traîna jusqu'au puits de Badr ".
D’près `A'icha, femme du Prophète, (qu'Allah soit satisfait d'elle),
elle lui demanda un jour: "Y eut-il jamais pour toi une journée plus pénible que celle de la bataille de 'Uhud?". - "Certes, répondit-il, j'ai eu bien à souffrir de tes compatriotes, mais ce qui me fut le plus pénible de leur part, ce fut l'affaire d' Al-`Aqaba, lorsque, à l'exposé de mes demandes, Ibn `Abd Yâlîl ibn `Abd Kulâl répondit par un refus total. Je me retournai, affligé ne sachant trop où
diriger mes pas et ne recouvrai mes esprits qu'arrivé à Qarn Ath-Tha`âlib; et alors, levant la tête,
voilà que je vis un nuage qui me couvrait de son ombre et, l'ayant considéré, voilà que dedans
j'aperçus Gabriel qui m'appela et me dit: "Allah, l’xalté, a bien entendu les propos de tes
compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et il t’envoyé l'Ange des montagnes pour que tu
lui donnes, au sujet de ces infidèles, tel ordre qu'il te plaira". L'Ange des montagnes, m'ayant
appelé, me salua et me répéta ce qu'avait dit Gabriel: "O Muhammad! Allah a bien entendu les propos de tes compatriotes et les réponses qu'ils t'ont faites; et je suis l'Ange des montagnes et
ton Seigneur m’envoyé vers toi pour me dicter ton ordre à leur sujet. Désires-tu que je fasse
replier sur eux les deux grandes montagnes qui dominent La Mecque?". - "Non, répondis-je, car
du dos de ces impies, j'espère qu'Allah fera sortir des fidèles qui L'adoreront Seul sans Lui donner d'associés".
D’près Jundub ibn 'Abî Sufyân (qu'Allah soit satisfait de lui),
pendant une des batailles, le doigt du Prophète (pbAsl) fut blessé; le Prophète dit alors: "Tu n’s
autre qu'un doigt en sang. Et ce qui t'a atteint, est dans le sentier d'Allah, le Grand".
Jundab (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Ange Gabriel étant resté quelque jour sans se montrer au Prophète (pbAsl), les Qoraychites
dirent: "Il (le Prophète) est abandonné". C'est alors que fut révélé: Par le Jour Montant! Et par la nuit quand elle couvre tout! Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni détesté.
D’près 'Usâma ibn Zayd (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) monta un jour sur un âne ayant pour selle une grosse étoffe de Fadak et prit en croupe 'Usâma ibn Zayd; en se rendant à la visite du malade Sa`d ibn `Ubâda qui habitait chez les Banû Al-Hârith ibn Al-Khazraj et cela avant la bataille de Badr. Il passa par une réunion
d'hommes, composée de musulmans, d'idolâtres et de juifs, dont `Abd-Allah ibn Rawâha et `Abd-
Allah ibn 'Ubayy. La poussière que souleva l'âne du Prophète, venant s'abattre sur la réunion,
`Abd-Allah ibn 'Ubayy se drapa le nez dans son châle en criant: "Ne nous faites donc pas tant de poussière!". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) salua le groupe, fit arrêter son âne et en descendit; il invita
le groupe à adorer Allah et récita un passage du Coran. `Abd-Allah ibn 'Ubayy, dit alors: "O
Homme, certes il n'y a rien de plus beau que ce que tu avais dit; si c’tait vrai, mais ne viens pas é
nous importuner avec cela dans nos réunions. Retourne chez toi et raconte tout cela à ceux qui
se rendront chez toi". Tandis que `Abd-Allah ibn Rawâha s'écria: "Viens prendre part à nos
réunions, cela nous plaît beaucoup". A ces mots, les musulmans, les idolâtres et les juifs
s'injurièrent et furent sur le point de se battre les uns contre les autres. Mais le Prophète (pbAsl)
ne cessa de chercher à les calmer jusqu'à ce qu'enfin il y réussisse. Il remonta ensuite sur son
âne et se rendit chez Sa`d ibn `Ubâda et lui dit: "O Sa`d, n'as-tu pas entendu ce qu'avait dit 'Abû
Hubâb?, (il entendait par-là `Abd-Allah ibn 'Ubayy), il a dit telle et telle chose". - "O Envoyé
d'Allah, sois indulgent et pardonne-lui. Par Dieu! Allah t'a révélé la Vérité juste au moment où les
gens de cette ville avaient décidé de le choisir comme roi et de le couronner. Comme Allah a empêché cela par la mission de Vérité qu'Il t'avait confiée, il (Ibn 'Ubayy) a éprouvé une vive
déception et c'est pour cela qu'il a agi comme tu l'avais vu". Alors, L'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui pardonna.
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
Un jour on dit au Prophète (pbAsl): "Veux-tu te rendre chez `Abd-Allah ibn 'Ubayy (pour le
convaincre d'embrasser l'islam)?". Il enfourcha alors un âne pour s'y rendre et se mit en route, accompagné des musulmans traversant une terre saline. Quand ils furent arrivés, il (`Abd-Allah
ibn 'Ubayy) dit au Prophète: "Eloigne-toi de moi, l'odeur de ton âne m'incommode". Un des
'Ansâr, dit alors: "Certes l'âne de l'Envoyé d'Allah (pbAsl) exhale une odeur plus agréable que la
tienne". Un des compagnons de `Abd-Allah fut irrité de ces paroles et les deux hommes
s'injurièrent; puis, l'irritation ayant gagnée les compagnons de chacun de ces deux hommes, les deux groupes se mirent à se battre avec les branches de palmier, les mains et les semelles. On
nous assura que ce fut l'occasion de la révélation suivante: Et si deux groupes de Croyants se combattent, faites la conciliation entre eux...
D’près 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit (après la bataille de Badr): "Qui de vous peut aller voir ce qui est
arrivé à 'Abû Jahl?". Ibn Mas`ûd partit alors et le trouva frapper à mort par les deux fils de `Afrâ'. Il
le prit par sa barbe et lui dit: "C'est toi 'Abû Jahl?". Celui-ci répondit: "Y a-t-il un homme plus
noble que moi, que vous ayez tué?". - ou suivant une variante: que les siens aient tué? - D'après
le transmetteur, 'Abû Mijliz a ajouté: 'Abû Jahl a dit: "Si seulement un autre qu'un laboureur m'a
tué!"
D'après Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Qui me débarrassera de Ka`b ibn Al-'Achraf qui a mal agi envers Allah et Son Envoyé?". Muhammad ibn Maslama répondit: "O Envoyé d'Allah, veux-tu que je le
tue?". - "Certes oui", répliqua le Prophète. - "Permets-moi alors de médire de toi devant lui". - "Dis
ce que tu voudras". Muhammad ibn Maslama alla trouver Ka`b et lui dit: "Cet homme (le
Prophète) veut nous imposer de l'aumône légale qui dépasse nos moyens". - "Il vous demande
encore cela?", dit Ka`b, par Dieu, vous serez encore plus ennuyés de lui que vous l'êtes". - "Nous venons de le suivre et nous ne voulons pas le quitter avant de voir jusqu'où il nous mènera. Ainsi,
je viens te demander de me prêter". - "Que me donneras-tu en gage?". - "Que veux-tu que je te donne?". - "Vos femmes!". - "Comment pourrions-nous te donner nos femmes en gage à toi qui es le plus bel homme des Arabes?". - "Eh bien! Vos fils". - "Comment pourrions-nous te donner,
nos fils en gage? On pourrait leur reprocher qu'ils avaient été donnés en gage pour deux charges de dattes et ce serait une honte pour nous. Nous te donnerons plutôt nos armes en gage".
Muhammad ibn Mas`ûd prit alors rendez-vous avec Ka`b et lui promit qu'Al-Hârith, 'Abû `Abs ibn Jabr et `Ubad ibn Bichr l'accompagneraient. La nuit les quatre hommes allèrent trouver Ka`b.
Sufyân dit: Un autre transmetteur que `Amr rapporte que la femme de Ka`b lui a dit: "Il me
semble entendre un bruit comme celui de la voix d’n meurtrier". - "Ne t'en fais pas, lui répondit
son mari, c'est Muhammad ibn Maslama, son frère de lait et 'Abû Nâ'ila. L'homme généreux
répond à l'appel au secours fait de nuit, même si c'était au prix de sa vie". Muhammad dit à ses compagnons: "Quand il viendra, je m'approcherai de lui et lorsque je tiendrai bien sa tête entre mes mains, frappez-le". Lorsque Ka`b descendit, en portant son arme, on lui dit: "Nous sentons une très belle odeur!" - "Oui, répondit-il, ma femme est la plus parfumée des femmes arabes".
Muhammad lui dit ensuite: "Me permets-tu de sentir?". - "Oui", répliqua Ka`b. Après que
Muhammad ait senti l'odeur, il lui dit: "Me permets-tu de la sentir encore une fois?". Et comme il disait cela, il tint la tête de Ka`b entre ses mains en s'écriant à ses compagnons: "Il est à vous!".
Et, ils le tuèrent.
Salama ibn Al-Akwa` (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Nous partîmes avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour Khaybar et nous voyageâmes de nuit. Un des
nôtres, s'adressant à `Amir ibn Al-Akwa`, lui dit: "Ne vas-tu pas nous faire entendre quelques-uns de tes vers?". `Amir, qui était poète, se mit aussitôt à entonner les vers suivant (pour divertir ses
compagnons et pousser les chameaux à poursuivre leur démarche): Seigneur, sans Toi nous
n'aurions pas été dirigés dans la bonne voie. Nous n'aurions fait ni l'aumône ni la Salâ (prière). Pardonne-nous nos péchés, nous sommes prêts à sacrifier nos vies dans Ton sentier. Affermis
nos pas à la rencontre de l'ennemi. Fais naître en nous la sérénité. Nous qui, quand on nous
appelle dans Ta voie, nous accourons, pour Te satisfaire ô Allah. L'Envoyé d'Allah (pbAsl)
demanda alors quel était le nom de l'improvisateur et comme on lui répondit que c'était `Amir, il dit: "Qu'Allah lui fasse miséricorde!". Un des nôtres dit alors: "O Prophète, il sera donc martyr; si
seulement vous ne deviez pas dire ces mots maintenant et qu'il aurait destiné à une vie plus
longue!". Le transmetteur ajoute: "Nous gagnâmes Khaybar que nous assiégeâmes si longtemps
que nous souffrîmes de la famine. Puis, Allah nous rendit maîtres de l'endroit. Le soir du jour où
nous entrâmes dans la ville, nous avions allumé de nombreux feux. - "Pourquoi ces feux et
pourquoi les avez-vous allumés?", demanda le Prophète (pbAsl). - "Pour faire rôtir de la viande",
répondit-on. - "Quelle viande?", demanda le Prophète. - "De la viande d'ânes domestiques". -
"Renversez les marmites et cassez-les", dit l'Envoyé d'Allah (pbAsl). - "O Envoyé d'Allah, dit un
homme, si nous renversions les marmites seulement et les rincions sans les casser?". - "Eh bien,
soit", dit le Prophète. Quand les troupes furent rangées en bataille, `Amir avait un sabre court;
comme il s'en servait pour frapper un juif, la pointe de la lame du sabre revint en arrière et
atteignit le genou de `Amir qui mourut de cette blessure. - "Comme nous revenions de Khaybar,
dit Salama, l'Envoyé d'Allah (pbAsl), me voyant silencieux et chagriné, me demanda ce que
j'avais". - "O toi, pour qui je suis prêt à sacrifier la vie de mon père et celle de ma mère, est-il vrai,
comme on le prétend, que `Amir perdra le fruit de son acte?". - "Et qui a dit cela?", demanda le
Prophète. - Je lui répondis: "Untel, untel et 'Usayd ibn Hudayr Al-'Ansârî". - "Ceux qui ont dit cela,
ont menti", répliqua l'Envoyé d'Allah. - "Il aura, ajouta-t-il en réunissant deux de ses doigts, une double récompense, car il a regroupé deux qualités: celle de quelqu'un qui a fait un grand effort
pour satisfaire Allah et lui obéir et celle de celui qui combat dans la voie d'Allah, peu d'Arabes en auraient fait autant".
Al-Barâ' (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Le jour du Fossé, le Prophète (pbAsl) transporta avec nous des déblais, au point que la
poussière couvrit son ventre, en récitant ces vers: par Dieu! n'était Toi, nous ne serions pas dans
la bonne voie, nous ne ferions ni l'aumône, ni la Salâ (prière). Fais descendre sur nous la
sérénité, Car, notre religion, ceux-là (les infidèles) l'ont refusée, Car les chefs des impies ont refusé notre religion, quand ils cherchent la tentation (al-fitna), certes, nous dirons: Non! Et il
appuyait sur le dernier mot, en élevant sa voix
Sahl ibn Sa`d (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) vint vers nous pendant que nous creusions le Fossé et que nous en
transportions la poussière sur nos épaules et s'écria: "Mon Seigneur, la seule vie, c'est celle de
l’u-delà! Pardonne aux 'Ansâr et aux Muhâjirûn!".
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Mon Seigneur, la seule vie, est celle de l’u-delà! Pardonne aux
'Ansâr et aux Muhâjirûn".
Salama ibn Al-'Akwa` (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Je partis avant qu'on appelât à la prière de fajr (l'aurore), les chamelles laitières de l'Envoyé
d'Allah (pbAsl) étaient au pâturage de "Dhû Qarad". Un serviteur de `Abd-Ar-Rahman ibn `Awf
me rencontra et me dit: "On a pris les chamelles laitières de l'Envoyé d'Allah, (pbAsl)!". - "Qui les a prises?", lui demandai-je - "Des gens de Ghatfân". Alors, à trois reprises, je me mis à pousser
ce cri: "Au secours!" au point que je fis entendre les habitants des deux côtés (couvertes de
pierres noires) de Médine, puis, je hâtai ma marche pour les rejoindre (les gens de Ghatfân) à
Dhû Qarad où ils abreuvaient les animaux. Etant archer, je pris mon arc et je leur décrochai des
flèches en m'écriant: "C'est moi le fils d'Al-'Akwa`. Et c'est le dernier jour de la canaille". Je
réussis à leur reprendre les chamelles, et en plus je leur pris trente manteaux! A ce moment, le
Prophète (pbAsl) arriva, accompagné d'une foule de gens et je lui dis: "O Envoyé d'Allah, je les ai
empêchés de boire et ils sont assoiffés. Envoie maintenant des hommes à leur poursuite". - "O
Ibn Al-'Akwa`, répondit le Prophète, tu t'es comporté en maître, montre-toi donc pitoyable!". Puis
nous revînmes et l'Envoyé d'Allah (pbAsl) me prit en croupe sur sa chamelle jusqu’notre entrée à
à Médine.
D’près 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) amenait dans ses batailles, 'Umm Sulaym et d'autres femmes des 'Ansâr afin
qu'elles donnent à boire aux hommes et qu'elles soignent les blessés
D'après Burayda (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) fit dix-neuf batailles et prit part au combat dans huit d'entre elles.
Salama (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"J'ai participé à sept batailles avec le Prophète (pbAsl) et j'ai en plus fait partie de neuf
expéditions envoyées par lui et qui tantôt furent commandées par 'Abû Bakr tantôt par 'Usâma ibn Zayd".
'Abû Mûsa (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
"Nous partîmes en expédition avec le Prophète (pbAsl). Nous étions six et nous n'avions qu'un
chameau, que nous montions à tour de rôle. Nous avions les pieds déchirés et, pour ma part, j'eus les pieds si abîmés que mes ongles tombèrent. Nous enveloppions nos pieds alors avec
des chiffons, c'est pourquoi cette expédition fut dénommée Dhât Ar-Riqâ` (riqâ` signifie chiffons)".
D’près 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Pour ce rang (le pouvoir souverain ou califat), les Qoraychites ont la
suprématie sur tous les gens: leurs musulmans l'ont sur les musulmans et leurs polythéistes sur les polythéistes".